Photo d'illustration · Bangui_City_3.jpg: Afrika Force from South Africa Bangui_Shopping_District.jpg: / Wikimedia Commons · CC BY-SA 3.0
En Centrafrique, cinq figures de la société civile ont été arrêtées le 15 octobre 2026 à Bangui, rapporte RFI Afrique. Ces interpellations ont eu lieu alors que les activistes s'apprêtaient à tenir une conférence de presse.
L'initiative « ville morte », prévue pour protester contre la hausse des prix du carburant, a été partiellement suivie par la population. Selon RFI, les arrestations sont survenues après qu'une plainte ait été déposée par des organisations proches du pouvoir.
Les interpellations ont été effectuées par la Compagnie nationale de sécurité, une unité de la police centrafricaine. Becossor Feïdangaï, avocat des interpellés, dénonce des entraves à l'accès à ses clients.
La société civile réagit vivement, exigeant la libération des activistes. Fidèle Ngouandjika, conseiller spécial du président, a exprimé son désaccord sur Facebook, estimant que ces figures relaient des préoccupations légitimes.
Le Bloc républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) critique également ces arrestations, dénonçant des atteintes aux libertés fondamentales. Martin Ziguélé, porte-parole du bloc, s'exprime contre ce qu'il considère être un retour à un État de non-droit.
À ce jour, le gouvernement centrafricain n'a pas communiqué sur ces événements, pas plus que la Compagnie nationale de sécurité qui n'a révélé les raisons des arrestations.