Trafic de médicaments en Afrique centrale : une menace croissante
Le trafic de médicaments falsifiés s'intensifie en Afrique centrale, mettant en péril la santé publique et la sécurité. Un nouveau rapport de l'ONUDC explore l'ampleur de ce phénomène.
Par Claire Ilunga — L'Analyste · 6 octobre 2026 à 15 h 21
En Afrique centrale, le problème du trafic de médicaments s'intensifie, avec plus de 250 tonnes saisies ces cinq dernières années. Ce commerce illicite constitue un danger non seulement pour la santé publique mais aussi pour la sécurité et le développement des pays de la région.
Selon l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), en collaboration avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et la Commission de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cemac), le trafic de médicaments falsifiés connaît une expansion notable avec une production locale croissante de ces produits contrefaits.
Ce phénomène est particulièrement préoccupant dans le contexte de la CEMAC où les systèmes de santé sont déjà fragiles et la capacité de régulation souvent insuffisante pour faire face à la prolifération de ces produits illégaux. Le rapport souligne que cette situation met gravement en danger les populations qui, par manque de moyens, se tournent vers ces solutions illégales et potentiellement dangereuses.
François Patuel, responsable à l'ONUDC pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre, a mis en exergue l'importance d'une coopération régionale renforcée pour combattre efficacement ce trafic lors de son interview sur Afrique midi.