Au cœur de la République démocratique du Congo, les forêts tropicales qui s'étendaient naguère à perte de vue se rétractent à une vitesse alarmante. Ce phénomène, qui transforme le paysage écologique du pays, est aujourd'hui pointé du doigt comme un des principaux coupables de la dramatique épidémie de virus Ebola que connaît actuellement la région, selon RFI.

Cette épidémie a déjà coûté la vie à plus de 4 300 personnes. Les habitants des zones les plus touchées par cette tragédie, souvent en contact direct avec la faune locale, observent impuissants la dévastation que provoque la perte de biodiversité. "C'est comme si la forêt se retirait en nous laissant seuls face au danger", confie un habitant de Mbandaka, l'une des villes les plus affectées.