Joseph Kabila a-t-il raison de dénoncer un tribalisme institutionnalisé sous Tshisekedi ?
L'ancien président Joseph Kabila ne mâche pas ses mots. Il accuse le régime Tshisekedi d'avoir institutionnalisé le tribalisme et le népotisme, alimentant un débat brûlant sur l'inclusion ethnique en RDC.
Par Bénédicte Mwamba — L'Éditorialiste · 9 octobre 2026 à 18 h 55
Photo d'illustration · U.S. Department of State from United States / Wikimedia Commons · Domaine public
L'accusation est lourde et le débat lancé insidieux. Joseph Kabila, l'ancien chef de l'État de la République démocratique du Congo, a ravivé les hostilités verbales en critiquant sévèrement le gouvernement en place. Selon Actualite.cd, lors d'une prise de parole publique ce vendredi 9 octobre, il a accusé le régime de Félix Tshisekedi d'engendrer un système où tribalisme et népotisme seraient devenus monnaie courante.
Pour ses partisans, Kabila met le doigt sur une plaie béante du climat politique congolais : une gestion népotique des institutions qui favoriserait allocations et privilèges à certaines élites au détriment d'autres groupes ethniques. Cette accusation, bien que tranchée, résonne avec de nombreux citoyens qui ressentent au quotidien le poids des discriminations.
Mais l'accusation est-elle juste ? Une objection légitime réside dans le fait que Félix Tshisekedi a aussi consacré une partie de son mandat à promouvoir l'unité nationale et la réconciliation entre les différents peuples congolais. Ses partisans pourraient arguer que le combat pour la diversification et l'inclusion des institutions est en cours, bien qu'inachevé.
Le défi est de taille : réussir à construire une unité vraie dans un pays aussi vaste et diversifié que la RDC. Mais le poids des paroles de Kabila ne peut être évacué d'un revers de main. Les débats, souvent passionnés, touchent à l'essence même de l'identité congolaise.