Sur le campus de l'université de Nanterre, la ferveur militante est palpable ce mardi 13 octobre. Les amphithéâtres sont déserts, remplacés par des assemblées improvisées où lycéens et étudiants discutent la stratégie à adopter pour maintenir la pression. Ce mouvement fait écho à l'appel de l'Union étudiante, qui soutient que 90 % des 70 universités françaises sont aujourd'hui « bloquées » ou « fermées ».

Le ministère de l'Enseignement supérieur évalue toutefois à 35 % le nombre d'établissements perturbés. Quoi qu'il en soit, la mobilisation est indéniable et s'étend bien au-delà des murs universitaires, avec des lycéens venus prêter main forte à leurs homologues étudiants.