L'action courageuse de Tabitha Hawa pour les orphelins à Ndjamena
Depuis 15 ans, Mianodji Tabitha Hawa se distingue par son dévouement envers les enfants abandonnés au Tchad, révélant des insuffisances dans les structures publiques de protection de l'enfance.
Par Claire Ilunga — L'Analyste · 10 octobre 2026 à 23 h 08
Photo d'illustration · Rossignol Georges Edouard / Wikimedia Commons · CC BY-SA 4.0
Dans un contexte où le soutien public pour les orphelins au Tchad est notoirement insuffisant, des initiatives privées comme celle de Mianodji Tabitha Hawa se révèlent cruciales. Depuis 2011, elle a transformé sa propre concession à Ndjamena en un foyer pour enfants démunis, l'orphelinat Apsoa.
L'absence d'infrastructures étatiques dédiées à la protection de l'enfance est une réalité persistante au Tchad. Cela oblige des citoyens engagés à improviser des solutions pour subvenir aux besoins des orphelins, souvent avec des ressources limitées et des aides sporadiques.
L'action de Tabitha Hawa, bien qu'admirable et impactante, met en lumière un manque criant de volonté et de capacité de l'État à prendre en charge ces enfants vulnérables. Cette situation soulève des questions quant à l'engagement des autorités dans la mise en place de structures pérennes pour protéger les plus jeunes.
Alors que l'orphelinat Apsoa continue de fonctionner grâce à la détermination de Tabitha Hawa, il reste à voir si les pouvoirs publics répondront aux appels croissants pour améliorer les systèmes de protection sociale au Tchad. L'exemple de cet orphelinat pourrait inspirer des réformes nécessaires.